Banquise

Publié le 26.07.2007

Egalement dénommée pack, la banquise est un amas de glaces de mer flottantes.

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Pack en vue sous-marine, Terre Adélie, Antarctique.
© CNRS Photothèque / AMICE Erwan
UMR6539 - LABORATOIRE DES SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT MARIN (LEMAR), PLOUZANE

Au plus fort de l’été, la température de l’air des régions polaires dépasse à peine 0 °C, un réchauffement nettement insuffisant pour provoquer la fonte de la totalité de la banquise polaire. Une partie des glaces remontent donc à plusieurs années. On parle de glaces pluriannuelles, pérennes ou éternelles.

Les glaces jeunes, formées dans l’année lors de l’embâcle, se rajoutent à la banquise ancienne. Peu épaisses, elles fondent en priorité pendant la période de la débâcle. Soumise à l’action de la marée, des courants marins et des vents, la banquise se déforme, se brise, se chevauche, dérive...

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Evolution différenciée de la banquise dans les deux hémisphères
Crédit : Hugo Ahlenius, UNEP/GRID-Arendal
Source : UNEP/GRID-Arendal

Dans l’hémisphère nord, la banquise se forme à la surface de l’océan Arctique. Sa situation, entourée de terres, limite son étendue et joue sur son épaisseur. En effet, sous l’action du courant de dérive transpolaire, une partie des glaces est poussée hors de l’océan Arctique pour rejoindre au bout de trois ans l’océan Atlantique via le détroit de Fram. Mais une autre partie reste emprisonnée dans le courant giratoire de Beaufort qui longe les côtes nord de l’archipel canadien et de l’Alaska, dans une boucle qui se referme en passant par le centre de l’océan Arctique. Dans ces zones, l’épaisseur de la banquise piégée, qui persiste plusieurs années, mesure en moyenne 3 mètres d’épaisseur, mais elle peut atteindre 5 à 6 mètres au large de l’île Ellesmere et de la côte nord-ouest du Groenland.

Dans l’hémisphère sud, la banquise se forme tout autour du continent Antarctique. L’absence d’obstacles ne limite pas sa superficie (de l’ordre de 20 millions de km2), ni sa dérive. Elle se renouvelle donc d’une année à l’autre, ce qui explique sa faible épaisseur (1 mètre en moyenne), par rapport à celle de l’océan Arctique.

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L’Astrolabe essaie de forcer un passage dans la banquise à la fin du mois d’octobre.
© CNRS Photothèque / JOURDAIN Bruno
UMR5183 - LABORATOIRE DE GLACIOLOGIE ET GEOPHYSIQUE DE L’ENVIRONNEMENT (LGGE), ST MARTIN D’HERES

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