Déclaration commune du Conseil de l’Arctique : les Inuits de quatre pays condamnent le torpillage américain

Publié le 11.06.2019 - Article d'Eilis Quinn du 08/05/2019 dans "Regard sur l'Arctique" de Radio Canada International

Le Conseil circumpolaire inuit (CCI) a condamné le refus des États-Unis de signer la Déclaration de Rovaniemi, qui devait être présentée mardi lors de la rencontre ministérielle du Conseil de l’Arctique, en raison de l’inclusion du terme « changements climatiques »

Le CCI représente 165 000 Inuits en Alaska, au Canada, au Groenland et au Chukotka, en Russie.

Dalee Sambo Dorough, présidente internationale du CCI, a affirmé que le geste des Américains était la preuve d’un faible leadership et d’un « échec moral ». Le CCI est l’une des six organisations autochtones de l’Arctique désignées comme participants permanents, qui composent le Conseil de l’Arctique en compagnie des huit pays nordiques.

« C’est la première fois que le Conseil de l’Arctique échoue à présenter une déclaration commune au terme d’une présidence de deux ans, et cela met en péril l’avenir de ce qui est censé être une organisation fonctionnant par consensus », a dit Dalee Sambo Dorough dans un communiqué, mardi soir.

« Les Inuits ressentent tous les jours les effets des changements climatiques. Tandis que le gouvernement américain se concentre sur la sémantique et joue avec les mots, notre peuple subit les contrecoups des changements climatiques. Se soucie-t-il de nous et de ce que nous vivons ? »

Liubov Taian, présidente du Conseil circumpolaire inuit – Russie, affirme que la situation des communautés inuites de l’Arctique a été ignorée.

« Ce n’est pas seulement une question de mots – il s’agit là de la survie à long terme de notre culture et de nos communautés », a dit Liubov Taian. « Le territoire traditionnel inuit englobe 40 % de la région arctique, et il est primordial pour nos gouvernements de travailler avec nous pour affronter les changements climatiques qui touchent notre territoire, l’Inuit Nunaat ».

Un compromis in extremis

Le Conseil de l’Arctique a pour mandat de discuter de développement durable et de protection de l’environnement dans le Nord. Les pays se rencontrent tous les deux ans pour dresser un bilan, transférer la présidence et signer une déclaration définissant leurs priorités du prochain mandat, d’une durée de deux ans.

Cette année, la rencontre ministérielle se tenait mardi à Rovaniemi, en Finlande. La Finlande a transféré la présidence de l’organisation à l’Islande.

Pour la première fois de son histoire, le Conseil de l’Arctique n’est pas parvenu à s’entendre sur une déclaration commune...

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