Fonte de la banquise arctique : L’effet des vagues scruté sur et sous la glace

Publié le 28.01.2019 - Communiqué de presse du LOPS (Ifremer - UBO - CNRS - IRD) du 10/01/2019

Quel est l’effet des vagues sur la fonte de la banquise ? Pour répondre à cette question, une série de mesures inédites va être menée dans les cinq prochaines années. Sous-marins, canot à glace, avion et satellite seront ainsi déployés au niveau de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent et de l’océan Arctique, dans le cadre du projet ERC WAAXT mené par Peter Sutherland, chercheur au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOP - Ifremer/UBO/CNRS/IRD)

Les vagues qui frappent la banquise peuvent fragiliser la glace mais peuvent aussi contribuer à l’épaissir. De plus, en fondant, la banquise laisse place à la mer libre et donc à un champ de vagues de plus en plus important.

Afin de mieux comprendre l’effet des vagues sur la banquise, Peter Sutherland veut multiplier les données : « Jusqu’ici, beaucoup d’études théoriques ont été menées sur le sujet. Mais très peu de campagnes ont eu lieu sur site, en mer, pour valider les outils de calcul ». Pour combler cette lacune, il a décroché une bourse jeune chercheur de 2 millions d’euros sur une période de cinq ans, versée par le Conseil européen de la recherche (ERC). Seules cinq bourses de ce type ont été obtenues par des chercheurs français en 2018 dans le domaine des Sciences de la Terre. Le projet s’intitule WAAXT, pour Wave-modulated Arctic Air-sea eXchanges and Turbulence.

Les premières campagnes de mesure auront lieu dans un laboratoire naturel développé depuis 2014 par l’Institut des Sciences de la mer de Rimouski, de l’Université de Québec. Il s’agit d’une baie instrumentée proche de l’institut, un cadre idéal pour étudier des processus de petite échelle et tester de nouveaux instruments dans une zone contrôlée et accessible dans des conditions qui ressemblent à l’Arctique. Puis, les avancées faites dans ce laboratoire, côté scientifique et ingénierie, seront appliquées aux expériences à plus grande échelle dans l’océan Arctique...

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