Impact d’une fonte accélérée de la calotte groenlandaise sur les mouvements migratoires au Sahel

Publié le 15.06.2017 - Actualité du CNRS-INSU

Une équipe pluridisciplinaire vient de montrer que la fonte accélérée de la calotte de glace groenlandaise, telle qu’elle pourrait se produire si les émissions de gaz à effet de serre devaient continuer à croître, devrait conduire à une baisse de la mousson au Sahel. Cette aridification pourrait alors avoir un impact négatif durable sur la production vivrière dans cette région, avec pour conséquence un possible exode massif des populations.

Dans le cadre de l’étude pluridisciplinaire VACCIN (Variations abruptes du climat : conséquences et impacts énergétiques) financée par le CEA/DSM-Energie en 2014, une équipe constituée de climatologues (LSCE, EPOC, Université de Madrid), de statisticiens (LSCE, LOCEAN) et de spécialistes des impacts agricoles et des migrations humaines (CEARC) s’est intéressée aux conséquences de la fonte des calottes de glaces les plus vulnérables (Groenland et Antarctique de l’Ouest) sur le climat global.

À partir de leur connaissance des climats du passé et des observations récentes des calottes actuelles, les chercheurs ont élaboré des scénarios de fonte se superposant au scénario le plus pessimiste du GIEC, mais malheureusement le plus réaliste aujourd’hui : le RCP 8.5. Sur la base de ce protocole expérimental, ils ont simulé les effets climatiques d’une fonte accélérée d’une partie du Groenland au cours du XXIe siècle. Ils ont ainsi pu quantifier l’impact de cet apport d’eau douce dans l’océan sur la mousson ouest africaine, en particulier sur la zone éminemment vulnérable du Sahel. Enfin, ils ont fait appel à une approche alliant la physique du climat et de la cryosphère aux conséquences sur les agrosystèmes et les migrations humaines potentielles...

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