L’érosion des roches : un rôle plus important que prévu dans les changements climatiques

Publié le 27.03.2012 - Communiqué de presse de l'INSU

L’érosion chimique des roches par le dioxyde de carbone dissous dans l’eau de pluie n’a jamais été prise en compte jusqu’à présent dans les modèles d’évolution future du climat. Pourtant, des chercheurs du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS / IRD / UPS), en collaboration avec le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CNRS / CEA / UVSQ) et l’université de Bergen (Norvège), ont pour la première fois démontré son importante réactivité : plus le taux de dioxyde de carbone augmente dans l’atmosphère, plus ce puits de carbone s’intensifie, accélérant la dissolution des roches. Ces travaux suggèrent qu’il faudrait intégrer ce mécanisme dans toute modélisation de l’évolution future du climat. Ils font l’objet d’une publication dans la revue Nature Climate Change du mois de mars 2012.

Pour éliminer au maximum les impacts liés aux changements d’utilisation des sols et isoler le rôle du climat sur l’altération chimique des roches, les chercheurs ont choisi d’étudier un des plus importants bassins arctiques, celui du fleuve Mackenzie, situé au nord-ouest du Canada. Ils ont utilisé un premier modèle numérique pour estimer l’évolution climatique future, en imposant un doublement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère (niveau qui devrait être atteint avant 2100) : dans ces conditions, la température augmente de 1,4 à 3 °C et les précipitations de 7 % en moyenne sur le bassin Mackenzie. Ce climat calculé est ensuite injecté dans un second modèle capable de simuler la productivité de la biosphère et l’hydrologie dans les sols, ce qui permet finalement de calculer la dissolution chimique des minéraux...

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