La circulation méridienne océanique est-elle aussi stable qu’on le pensait ?

Publié le 23.10.2013 - INSU-CNRS - 04/10/2013

Tous les modèles climatiques prévoyant dans le futur une augmentation des précipitations et de la fonte de la calotte Groenlandaise, quel impact cet apport d’eau douce dans l’Atlantique Nord subpolaire va-t-il réellement avoir sur la circulation méridienne moyenne (MOC) ? Pour répondre à cette question, des chercheurs du Laboratoire de physique des océans (LPO/IUEM, CNRS / IRD / Ifremer / UBO), en collaboration avec des partenaires(1) français, allemands et anglais du consortium DRAKKAR, ont effectué un travail sans précédent en réalisant un ensemble de quatre simulations de l’océan global à très haute résolution spatiale. Leurs résultats, qui sont en accord avec les estimations basées sur les observations et ré-analyses océaniques, suggèrent que la MOC pourrait ralentir brutalement et non pas de manière progressive comme le prévoient les simulations climatiques. Il semble donc que les prévisions du climat futur pourraient être notablement différentes si leurs composantes océaniques avaient une résolution spatiale plus fine.

Une des composantes essentielles du climat terrestre est la circulation méridienne moyenne (MOC, pour Meridional overturning circulation), encore appelée circulation thermohaline. La MOC contribue à transporter les eaux chaudes de surface de l’océan Atlantique des tropiques vers le pôle Nord, sous l’effet notamment du contraste de température des eaux de surface de cet océan (l’eau de surface étant plus chaude à l’équateur qu’aux pôles). Là, elles se mélangent avec les eaux froides environnantes, lesquelles circulent, en profondeur, de l’Atlantique Nord vers l’équateur et les autres bassins océaniques. Une des caractéristiques majeures de la MOC est la densification des masses d’eau de surface dans l’Atlantique Nord subpolaire, qui se produit par refroidissement (lorsque les eaux de surface sont plus chaudes que l’atmosphère en hiver) et par mélange convectif, la MOC étant d’autant plus forte que ces masses eaux sont denses, et inversement.

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