La diminution du CO2 atmosphérique serait la première cause de la formation de la calotte Antarctique, il y a 34 millions d’années

Publié le 18.10.2012 - Communiqué de presse de l'INSU

L’ère glaciaire dans laquelle nous nous trouvons a été initiée il y a environ 34 millions d’années, aux alentours de la limite Eocène / Oligocène. En utilisant un modèle numérique du climat prenant en compte la géographie existant à l’Oligocène, une équipe de chercheurs français et norvégien a mis en évidence un lien direct entre la concentration en CO2 dans l’atmosphère et la circulation océanique dans l’océan Austral. Ils suggèrent que l’entrée en glaciation pourrait être directement liée à la baisse du CO2, cette dernière entrainant la mise en place du courant circulant autour de l’Antarctique (ACC), favorisant d’autant plus le refroidissement de ce continent. Ces résultats viennent d’être publiés en ligne dans la revue Paleoceanography.

La calotte de glace posée sur le continent Antarctique est apparue au cours du Cénozoïque et plus précisément au cours de l’Oligocène (34 – 23 Ma). Les mécanismes supposés être à l’origine de cette entrée en glaciation font appel à deux principaux forçages. Le premier est d’ordre géographique, lié aux ouvertures des passages océaniques entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique (Passage de Drake) et entre l’Australie et l ‘Antarctique (passage de Tasmanie). En supprimant toute barrière continentale, ces nouveaux passages ont permis la mise en place du courant antarctique circumpolaire, circulant d’Ouest en Est sous l’effet des vents d’Ouest à 45°S. L’apparition de ce courant puissant, jusqu’à 135 fois le débit de tous les fleuves du monde dans le Passage de Drake, aurait entrainé un isolement de l’Antarctique vis-à-vis des eaux tropicales chaudes et donc un refroidissement de ce continent, ce qui aurait permis la mise en place de la calotte glaciaire...

Lire la suite sur le site de l’INSU