La “licorne de Sibérie” a bien côtoyé les humains modernes

Publié le 09.01.2019 - Article de Brice Louvet du 28/11/2018 sur SciencePost

Une récente analyse de l’ADN d’Elasmotherium sibiricum, aussi appelé “licorne de Sibérie”, confirme aujourd’hui que ces animaux ne se sont pas éteints il y a 200 000 ans comme on le suggérait, mais il y a environ 30 000 ans. Ces “licornes” ont ainsi cohabité avec l’Homme

Elle ne ressemble pas aux célèbres licornes des mythes et légendes, mais son physique nous rappelle un peu l’image que l’on se fait de la créature magique. Imaginez plutôt un animal de deux mètres de haut pour 4,5 mètres de long et environ 4 tonnes, aux allures de rhinocéros. Imaginez ensuite une corne crânienne d’environ 1,5 mètre de long. Pour la première fois, une équipe de chercheurs s’est penchée sur son ADN, qui nous rapproche un peu plus de sa disparition. Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue Nature Ecology & Evolution.

La licorne a-t-elle côtoyé les Hommes  ?

Si l’on pensait ces anciens animaux disparus il y a environ 200 000 ans, avant le dernier âge glaciaire, ces nouvelles analyses révèlent en effet que la “licorne de Sibérie” était encore bien présente il y a 36 000 ans, évoluant peut-être aux côtés des Hommes modernes. Nous avons également appris que l’animal s’était déporté sur une lignée unique, séparée de celle qui a conduit aux rhinocéros modernes il y a plus de 40 millions d’années.

On soupçonnait déjà l’animal d’être plus “jeune”. L’analyse d’un crâne suggérait en effet il y a quelques mois qu’il pouvait encore évoluer il y a environ 30 000 ans, mais l’analyse d’un unique fossile ne permettait pas de le conclure avec certitude. L’idée consistait donc à recueillir un maximum d’ossements dans le but de pouvoir en retirer l’ADN. C’est désormais chose faite : l’analyse de 23 fossiles révèle aujourd’hui que certains de ces animaux évoluaient il y a entre 35 000 et 36 000 ans – au moment où les humains commençaient à peupler l’extrême orient...

Lire la suite sur SciencePost

Voir aussi l’article de Céline Deluzarche du 02/12/2018 sur Futura