Le réseau de l’infrastructure de recherche ICOS mesure les flux de carbone et fournit des données de haute précision au service de la recherche sur le changement climatique et des décideurs

Publié le 19.12.2017 - Actualité du CNRS-INSU

Avec la certification de ses premières stations de mesure de gaz à effet de serre, l’infrastructure de recherche européenne ICOS, Integrated Carbon Observation System, fournit désormais des flux de données normalisées. Les données ICOS visent à mieux caractériser et quantifier les émissions et les puits de carbone au niveau européen dans la basse atmosphère et au sein des écosystèmes, une information essentielle pour prévoir et atténuer le changement climatique. Sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le consortium ICOS France comprend le CEA, le CNRS, l’ANDRA et l’INRA ; sa coordination est actuellement assurée par l’INRA

Les mesures de gaz à effet de serre sont d’une importance critique pour comprendre l’évolution du changement climatique et pour en prévoir – mais aussi en atténuer – les conséquences. Cette activité est d’autant plus urgente que la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente plus vite qu’initialement prévu, comme l’a annoncé récemment l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

ICOS est une infrastructure de recherche européenne qui fédérera à terme un large réseau de 140 stations de mesure afin de fournir une information scientifique destinée à la fois à la communauté scientifique et aux décideurs. Après plus de 5 années consacrées à la construction du réseau et aux autres travaux préparatoires, sept premières stations satisfont désormais aux critères exigeants d’une station de mesure certifiée ICOS, l’objectif étant la certification de l’ensemble des stations d’ici à la fin 2019. Les standards de mesure et de qualité remplissent et même dépassent les exigences internationales, comme celles fixées par l’OMM et les Nations Unies.

Les données sur les gaz à effet de serre aident à piloter les efforts d’atténuation du changement climatique Grâce à la normalisation du réseau de stations de mesure, les émissions et puits de carbone en Europe sont connus avec nettement plus de précision, que ce soient les émissions produites par les sociétés humaines ou les flux naturels de gaz à effet de serre.

Les flux naturels de carbone influencent la quantité de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère autant que les émissions d’origine humaine, et peuvent eux-mêmes être perturbés par le changement climatique. À long terme, il est donc important de pouvoir distinguer les émissions naturelles d’origine biosphérique des émissions provenant de carburants d’origine fossile, afin d’orienter les efforts dans la bonne direction...

Lire la suite sur le site du CNRS-INSU