Les flux de carbone organique vers l’océan Arctique sous la menace du changement climatique

Publié le 19.06.2019 - Actualités du CNRS-INEE

Le bassin de l’Ienisseï en Sibérie est le plus grand bassin versant Arctique et constitue un hydrosystème clé dans l’analyse des transferts de carbone organique vers les océans. En effet, ses sols gelés en permanence représentent le plus grand stock de carbone organique immobilisé depuis des milliers d’années sur la planète. Parue dans la revue Water Research, une récente étude menée par le Laboratoire Ecologie Fonctionnelle et Environnement (EcoLab – CNRS/Univ Toulouse Paul Sabatier/INP Toulouse) en collaboration avec le Melnikov Permafrost Institute et l’Ugra Research Institute of Information Technologies, présente une nouvelle estimation des flux de carbone organique dissous et particulaire du plus grand bassin versant sibérien vers l’océan Arctique. Cette estimation a été faite au pas de temps journalier à partir de mesures à haute résolution temporelle et d’une modélisation à base physique. Cette étude permettra d’appréhender au mieux le devenir des exports vers l’océan Arctique face au changement climatique.

Plus grand bassin versant Arctique, le bassin de l’Ienisseï en Sibérie constitue un hydrosystème clé dans l’analyse des transferts de carbone organique vers les océans car ses sols gelés en permanence (ou pergélisols) représentent le plus grand stock de carbone organique immobilisé depuis des milliers d’années sur la planète. Leur dégel libère d’importants flux de matières organiques qui, d’une part, transportent des contaminants accumulés depuis des années et qui d’autre part, vont bouleverser la biogéochimie de l’océan Arctique.

Pour la première fois, une étude parue dans Water Research et impliquant le Laboratoire Ecologie Fonctionnelle et Environnement (EcoLab – CNRS/Univ Toulouse Paul Sabatier/INP Toulouse), a estimé les flux de sédiments et carbone organique dissous et particulaires apportés par le fleuve Ienisseï à l’Océan Arctique, au pas de temps journalier, ce qui permet de capturer au plus près les flux liés au dégel.

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