Plate-forme de glace

Publié le 26.07.2007

Epaisse couche de glace flottante rattachée à la côte.

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Plateforme de glace flottante en péninsule antarctique, à hauteur de l’île Adélaïde, où est étudié l’impact des épisodes de réchauffement actuels et passés.
© CNRS Photothèque / ANDRE Marie-Françoise
UMR6042 - Laboratoire de Géographie physique et environnementale (GEOLAB) - CLERMONT FERRAND

Synonymes : plateau glaciaire, barrière de glace ou le terme anglais ice-shelf (ice-shelves au pluriel)

Généralement d’extension considérables et d’une épaisseur pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres, les plateformes glaciaires sont de forme tabulaire avec une surface plane ou légèrement ondulée. Leur présence est conditionnée par la topographie locale. Elles occupent habituellement les baies et fjords de faible profondeur.

Alimentés dans leur grande majorité par l’écoulement dans l’océan de glaciers ou de calottes glaciaires terrestres dont ils constituent un prolongement sur la mer, les plateaux glaciaires peuvent également se former par épaississement de la banquise côtière sous l’effet de l’accumulation neigeuse, ou bien encore par une combinaison de ces deux processus.

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Falaise de glace du glacier "Astrolabe", base Dumont d’Urville, Terre Adélie, Antarctique.
© CNRS Photothèque / AMICE Erwan
UMR6539 - Laboratoire des sciences de l’environnement marin - LEMAR - PLOUZANE

Les épisodes de vêlage d’icebergs sur le front glaciaire des plateaux (falaise de glace faisant face à la mer) font partie du cycle normal des plate-formes. Tout comme la fonte de la glace basale au contact de l’océan plus chaud et l’érosion due aux vents catabatiques (descendants), qui constituent avec le vêlage les flux de glace sortants d’un système à l’équilibre.

Certains plateaux glaciaires peuvent perdurer plusieurs milliers d’années. Mais étant en contact avec l’océan et l’atmosphère, les barrières de glace sont sensibles aux variations de leur environnement et y répondent beaucoup plus vite que les glaciers et inlandsis. Plusieurs cas de désintégration brutale ont été observés en Arctique et en Antarctique depuis le début du XXIe siècle.

Au nombre de plusieurs dizaines dont quinze principales dans l’hémisphère sud, les plates-formes occupent jusqu’à 45% des échancrures de la côte du pourtour de l’Antarctique. En revanche, elles sont beaucoup moins nombreuses à subsister dans l’hémisphère nord. Dans l’Arctique canadien notamment, quatre d’entre elles bordent encore les fjords des côtes nord-ouest de l’île Ellesmere. Quelques-unes sont également présentes le long des côtes du Groenland et des archipels Severnaya-Zemlya et François-Joseph du Haut-Arctique russe.

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