Surveiller le mercure à l’autre bout du monde

Publié le 23.04.2012 - Communiqué de presse de l'INSU

Dans le cadre du programme européen GMOS, le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE/OSUG, CNRS / UJF) vient de terminer l’installation d’une instrumentation de pointe, pour la mesure en continu durant plusieurs années des concentrations des différentes formes atmosphériques du mercure, sur trois sites très inhospitaliers de la planète : au cœur et en bordure du continent Antarctique ainsi qu’au milieu de l’océan Austral. Ces trois sites du bout du monde ont commencé depuis quelques jours seulement à fournir des données.

Le mercure est un polluant émis pour plus de la moitié par des sources humaines (production de chlore, combustion de charbon ou de pétrole, incinération des déchets), et pour le reste par des sources naturelles telles que les océans ou le dégazage des volcans. C’est le seul métal lourd présent sous forme gazeuse dans l’atmosphère, une particularité qui lui permet de se propager par voie atmosphérique sur l’ensemble de la planète. Une fois déposé dans l’environnement, il se transforme en un contaminant puissant des chaînes alimentaires aux effets sanitaires importants. S’il devient urgent, à l’échelle planétaire, de réguler les émissions de mercure, encore faut-il être capable de discerner l’efficacité de ces mesures...

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