Recherches Arctiques

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ISSN : 2755-3755

Climat – Le protocole de Montréal a aussi profité à la calotte polaire arctique

Publié le 06.06.2023 - Communiqué du 28/05/2023 sur Courrier International
Signé il y a plus de trente ans, le protocole de Montréal a permis de préserver la couche d’ozone mais aussi de retarder un peu le réchauffement climatique. Voilà qui montre à quel point le respect des accords internationaux peut être fructueux

En 1989 entrait en vigueur le protocole de Montréal. Adopté quatre ans plus tôt, il vise à interdire l’usage des chlorofluorocarbures (CFC), principaux responsables de la destruction de la couche d’ozone. Depuis, il a montré son efficacité, notamment cette année, lorsqu’un rapport publié par le Programme des Nations unies a révélé que la couche d’ozone se portait mieux que prévu. Une deuxième bonne nouvelle vient d’être confirmée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) : Le protocole de Montréal a également repoussé de quinze ans la date à laquelle l’Arctique, durant la période estivale, sera libre de toutes glaces.

L’étude en question “montre clairement qu’en l’absence du protocole de Montréal, la température moyenne mondiale serait plus élevée de 0,5 °C en 2050, et plus élevée de 1 °C s’agissant de la calotte polaire arctique”, résume le site d’information scientifique IFLScience. Au vu de ces résultats, on comprend indirectement le rôle que jouent les CFC et les composés analogues dans le réchauffement climatique.

“Bien que [les composés capables de dégrader l’ozone] ne soient pas aussi abondants que d’autres gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone, ils peuvent avoir de réels effets sur le réchauffement de la planète. Ces molécules ont des effets particulièrement puissants dans l’Arctique, où elles ont joué un rôle important dans le changement climatique au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Si l’arrêt de ces effets n’était pas l’objectif premier du protocole de Montréal, il en a été un fantastique sous-produit”, se félicite dans IFLScience Mark England, coauteur de l’étude et chercheur à l’université d’Exeter au Royaume-Uni…

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Voir aussi l’article de Nathalie Mayer du 23/05/2023 sur Futura