Avec 11 malades guéris, le Groenland devient le premier pays du monde à ne plus compter de cas de Covid-19

Publié le 12.05.2020 - Article de Marine Benoit du 09/04/2020 sur Sciences et Avenir

11 cas positifs avaient été recensés au cours des dernières semaines dans la capitale de l’île autonome danoise. Tous sont aujourd’hui guéris, portant le nombre de malades du coronavirus sur le territoire, totalement clos, à zéro

Ils étaient 11 habitants à avoir été diagnostiqués positifs au Covid-19, sur les 57.000 que compte cette île de glace, la deuxième plus vaste du monde en termes de superficie. Bien que peu peuplé, le Groenland, territoire d’outre-mer danois, redoutait tout particulièrement cette pandémie, ses infrastructures de soins étant très limitées.

Pourtant, mercredi 8 avril 2020, l’Office national de santé a annoncé que l’île ne comptait plus aucun cas actif de coronavirus. Selon les chiffres communiqués, sur les 770 personnes suspectes testées, 11 s’étaient avérées positives. Tous les cas ont été recensés dans la capitale, Nuuk, qui regroupe plus de 30% de la population de l’île. Les personnes infectées ont été mises en quarantaine et sont donc depuis rétablies. Le virus n’aura fait aucun mort.

Frontières toujours fermées et déplacements limités

Le Covid-19 est-il donc derrière le Groenland ? Difficile à dire pour l’instant, tant l’évolution du virus à l’échelle internationale reste difficile à prévoir. Quoiqu’il en soit, les autorités locales ne permettent toujours pas d’entrer et de sortir du territoire à ce jour. Les vols ont été supprimés, quand les bateaux et motoneiges de particuliers ont interdiction de circuler, exceptés entre certains petits villages. Ouest-France rapporte notamment qu’une ressortissante Française, Ségolène Cavelot, est toujours bloquée sur l’île. Elle s’était embarquée il y a un peu plus d’un mois sur un ancien remorqueur dans le cadre d’une résidence d’artiste.

Début mars, le Conseil circumpolaire inuit s’était dit inquiet d’une éventuelle propagation du coronavirus dans l’Arctique. Ce dernier avait rappelé aux autorités canadiennes, américaines et danois que les communautés du Canada, de l’Alaska et du Groenland étaient beaucoup plus à risque en raison d’un manque chronique d’infrastructures et de ressources de base. L’absence d’égouts et d’eau courante en de nombreux points du territoire rend plus vulnérables ces populations à la propagation d’un virus...

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