Banquise Arctique : fin de la fonte estivale, 2e étendue la plus faible

Publié le 25.09.2019 - Article du 22/09/2019 sur Météo-Paris

L’automne astronomique a débuté ce lundi dans l’Hémisphère Nord, marquant officiellement la fin de la saison chaude. Et du côté de l’Arctique, cette période officialise généralement l’arrêt de la fonte estivale des glaces et par la même occasion le début de reformation annuel de la banquise

Malheureusement, les précédents bilans ne laissaient guère de doute quant à l’état des glaces de l’océan Arctique en cette année 2019. Ce minimum annuel de la superficie de la banquise a vraisemblablement été atteint entre le 16 et le 18 septembre (date variable selon les sources de mesures), et se positionne comme la seconde superficie la plus bas observée en 40 ans de mesures satellites, derrière le triste record de l’année 2012 !

Les deux sources de mesures satellites principales, bien que présentant quelques écarts minimes, situent bel et bien cette année 2019 au second rang. D’après les mesures satellites d’origine américaine (National Snow Ice Data Center), la superficie minimale a atteint 4,153 millions de km2 durant la journée du 18 septembre, toutefois loin derrière l’inatteignable record de 2012 (3,387 millions de km2 le 17 septembre 2012).

Selon les mesures satellites réalisées par l’Agence d’Exploration Aérospatiale Japonaise (JAXA), cette étendue des glaces serait même descendue furtivement sous les 4 millions de km2 le 16 septembre, là aussi pour la 2e fois seulement depuis le début des relevés, toujours derrière 2012.

La superficie perdue cette année par rapport à la médiane de la période 1981-2010 est particulièrement importante, estimée à 34 % (supérieure à 2 millions de km2, soit approximativement la taille du Groenland ou de l’Arabie Saoudite). C’est entre la mer de Beaufort, la mer de Sibérie Orientale, et la mer de Laptev que ces pertes ont été exceptionnelles (mers bordant l’Alaska et la Sibérie).

La cause de cette fonte exceptionnelle au fil des années est bien connue… La hausse des températures au niveau mondial depuis plusieurs décennies ne cesse de s’accélérer, et se montre particulièrement marquée sur le secteur Arctique. Sur les 8 premiers mois de l’année, l’anomalie moyenne de température en Arctique par rapport à la période 1981-2010 est estimée à + 1.8 °C (seul 2016 a fait pire !).

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Voir aussi l’article du 27/09/2019 sur le site de Météo-France