Cet été 2019, l’Arctique est en feu

Publié le 20.08.2019 - Article de Ludovic Dupin du 25/07/2019 sur Novethic

Des incendies couvrant des centaines de milliers de stades de football sont en train de ravager le Canada, le Groenland, la Sibérie. Ces évènements d’une intensité exceptionnelle sont dus à des périodes chaudes et sèches où un simple éclair fini par embraser des régions entières. Outre les gigantesques quantités de CO2 relâchées, d’autres polluants sont disséminés à travers toute la planète, portés par les vents

C’est un mauvais signe. Depuis le début du mois de juillet, le Nasa Earth Observatory (l’observatoire terrestre de la Nasa) a posté pas moins de cinq séries de photographies montrant des incendies géants en zone Arctique visibles de l’espace… ils se déroulent en Ontario, en Alaska, au Groenland, et dans l’immense Sibérie. Entre mai et octobre, les incendies dans ces régions ne sont pas rares mais ils atteignent cet été 2019 des intensités inédites.

Le Copernicus Atmosphere Monitoring Service (CAMS), service de l’Union européenne, constate que "Au cours des six dernières semaines, (ont été observés) 100 feux de forêt intenses et de longue durée dans le cercle polaire arctique. En juin seulement, ces incendies ont émis 50 mégatonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui correspond aux émissions annuelles totales de la Suède". L’institut calcule que ces seules émissions représentent plus que tout ce que les incendies dans l’arctique ont relâché entre 2010 et 2018.

La qualité de l’air du monde entier affecté

Et surtout, l’effet de ces feux immenses va bien au-delà des seules zones incendiées. Ils affectent des régions entières qui sont polluées. "Les feux de forêt brûlent dans 11 régions de la Russie en raison d’un été chaud et sec. Même les régions exemptes de feu en ressentent les effets, car les masses d’air ont propagé les panaches de fumée sur une vaste zone", écrit la Nasa.

"Les feux de forêt émettent différents types de polluants, dont beaucoup peuvent affecter notre santé (…) les humains ne peuvent pas échapper aux dangers de ces incendies ; le vent peut faire voler la pollution à des milliers de kilomètres de sa source, affectant la qualité de l’air dans le monde entier", confirme le CAMS...

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Voir aussi l’article de Felicia Sideris du 24/07/2019 sur LCI