Contribution Française au projet : Collaboration européenne pour les recherches sur la chimie et la dynamique stratosphérique

Publié le 26.12.2011 - Programme de recherche

La région polaire arctique est particulièrement sensible aux effets du changement climatique à l’échelle globale. Les manifestations de ces changements sont plus rapides dans cette région que dans les autres régions du globe. La composition chimique de cette région évolue en fonction des saisons.

Au cours de l’hiver, le développement d’un tourbillon au-dessus de cette région conduit à l’isolement des masses d’air. Le fort refroidissement associé permet la formation de nuages stratosphériques polaires à la surface desquels se développent des réactions chimiques hétérogènes qui permettent d’activer les composés halogénés. Au printemps, au retour du soleil, ce tourbillon se délite. Les composés halogénés actifs perturbent le cycle de production/destruction de l’ozone conduisant à la formation du "trou d’ozone". De plus, au cours du délitement de ce tourbillon et avant l’établissement de la circulation d’été, des intrusions de masses d’air des région tropicales se produisent. Ces masses d’air de teneur faibles en ozone peuvent contribuer à renforcer les teneurs faibles observées dans ces régions.

Ce projet se propose d’échantillonner l’atmosphère de 10 km à 35 km d’altitude, à l’aide d’instruments embarqués sous ballons stratosphériques et sur satellites, capables de mesurer la plupart des composés chimiques gazeux et les aérosols stratosphériques. Avec les mesures d’espèces à longue durée de vie, les phénomènes de mélange de masses d’air se déroulant dans cette région pourront être caractérisés. Nous mesurerons également les espèces clés régissant la chimie de l’ozone.

Source : Fiche descriptive du programme COF-ENRICHED sur le site de l’IPEV
Laboratoires : Laboratoire de Physique et Chimie de l’Environnement et de l’Espace - LPC2E (CNRS, Université d’Orléans)