Des chutes de neige accrues amortiraient le réchauffement climatique en Antarctique

Publié le 16.07.2012 - Communiqué de presse de l'INSU

L’augmentation des chutes de neige en Antarctique pourrait amortir le réchauffement climatique futur sur ce continent, d’après les travaux d’une équipe française comprenant des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE/OSUG, CNRS / UJF) et de l’unité mixte internationale Takuvik (CNRS / Université de Laval). À l’aide d’images satellite et de modélisations numériques, les chercheurs ont montré que la hausse des températures en Antarctique impliquera des précipitations accrues et donc une neige plus "blanche" qui réduira l’amplitude du changement climatique au centre du continent. Ces travaux révèlent une boucle de rétroaction négative agissant sur les températures et sous-estimée jusqu’à présent. Publiés le 1er juillet 2012 dans la revue Nature climate change, ils permettront notamment d’améliorer la prise en compte de la neige dans les modèles utilisés pour prévoir l’évolution du climat mondial.

L’énergie solaire absorbée par la surface du continent antarctique dépend de l’albédo de la neige, c’est-à- dire de sa "blancheur". L’albédo dépend quant à lui de la taille des grains de neige. Phénomène bien connu des physiciens, les fines particules qui composent la neige, une fois déposées en surface, tendent à grossir d’autant plus vite que la température est élevée. Ce grossissement induit une diminution de l’albédo, ce qui a pour conséquence d’augmenter les températures. Les climatologues ont toujours eu conscience de l’importance de cette rétroaction positive. Mais d’après les nouveaux travaux de chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE) et de l’unité mixte internationale Takuvik, cet effet est partiellement compensé par une rétroaction négative sous-estimée jusqu’à maintenant...

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