Flux d’export du mercure en Arctique plus élevé que prévu

Publié le 14.05.2020 - Actualité du CNRS-INSU du 05/05/2020

Des niveaux élevés de mercure (Hg) ont été observés dans la faune arctique, malgré des sources locales limitées de Hg anthropique. Les flux de Hg vers l’atmosphère et son export vers le fond marin via des particules limitent la quantité disponible pour la méthylation et la biomagnification dans les eaux de surface

Une équipe internationale, menée par l’Institut méditerranéen d’océanographie (MIO), a utilisé pour la première fois une combinaison de mesures de Hg et du rapport de radionucléides 234Th / 238U pour estimer le flux d’export de Hg avec des particules marines. Les chercheurs ont appliqué cette nouvelle méthode aux observations faites lors des campagnes océanographiques du programme GEOTRACES en août-octobre 2015 dans le centre de l’océan Arctique. Ils constatent qu’environ 156 tonnes par an de Hg sont exportées de la surface de l’océan, dont 28 tonnes par an sont finalement enfouies dans les sédiments marins.

Ces résultats montrent que le flux d’export du Hg est plus élevé qu’on ne le pensait et implique que le flux vers l’atmosphère doit être plus faible. Les estimations et modèles futurs du cycle du Hg en Arctique devraient donc prendre en compte ces nouvelles estimations.

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