Inlandsis

Publié le 20.07.2007

Le terme "inlandsis" (défini au Groenland) signifie « glace au milieu des terres ».

Il s’applique aux vastes calottes glaciaires qui se sont formées sur des continents entiers, tels que le Groenland ou l’Antarctique.

Actuellement au nombre de deux (groenlandais et antarctique), les inlandsis (parfois appelés calottes glaciaires) sont des glaciers continentaux très étendus dont la superficie dépasse les 50 000 km2 (le Vatnajökull en Islande ne mesure "que" 8 100 km2).

La formation d’un inlandsis repose sur le même principe que celle des glaciers d’extension moindre : une accumulation de neige qui, en se tassant, se transforme en glace avec expulsion d’une grande partie de l’air qu’elle renfermait initialement. Cette glace, suffisamment plastique pour qu’elle puisse se déformer sous son propre poids, subit un déplacement par fluage. Un équilibre s’établit entre apports de neige, poids de la glace et ablation (fonte, sublimation, production d’icebergs). La masse de glace stabilise alors son épaisseur qui en général est de l’ordre de 2 000 m mais qui peut approcher les 5 000 m. Les inlandsis actuels renferment 98% de l’eau douce présente à la surface de la planète.

Au Groenland, l’inlandsis est un reliquat de la dernière glaciation ayant sévi dans l’hémisphère nord. Il s’est formé durant le Pléistocène moyen et supérieur (la glace la plus ancienne remonte à -250 000 ans). Sa surface est de 1 726 000 km2 pour une altitude moyenne de 2 135 m et la glace peut atteindre 3 000 m d’épaisseur dans sa partie centrale.

L’inlandsis antarctique possède quant à lui une superficie de 14 millions de km2 et une épaisseur moyenne de 2 500 m pour une altitude maximale approchant les 4 800 m. Il constitue un immense plateau de neige et de glace aux rebords abrupts, donnant notamment naissance aux barrières de Ross et de Filchner. Il est séparé en deux par la chaîne montagneuse des Monts Transantarctiques, d’orientation approximative nord-sud.