La course des femmes en Arctique

Publié le 03.11.2009

Dans le nord de la Norvège a lieu, chaque annĂ©e, autour de dĂ©but mai, un Ă©vènement pour le moins curieux : « le ski de minuit entre femmes ». Comment se dĂ©roule ce qui est devenu un rituel carnavalesque et quel est son sens dans cette rĂ©gion peu hospitalière ?

Sur la cĂ´te septentrionale du Finnmark, un dĂ©partement norvĂ©gien bordĂ© par la mer de Barents, la Russie et au sud par la Finlande , le « Midnattski for kvinner » - littĂ©ralement « le ski de minuit pour les femmes » -, prend son dĂ©part quelques jours avant les lueurs du soleil de minuit.

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A minuit, le départ
CrĂ©dit photo : Airflore
Certains droits rĂ©servĂ©s : Licence Creative Commons

Deux anthropologues de l’universitĂ© d’Oslo, nous dĂ©crivent la portĂ©e et la signification de cet Ă©vĂ©nement annonciateur de la fin d’un long hiver sombre. Des femmes venues de toute la pĂ©ninsule de Varanger et de plus loin se rĂ©unissent pour skier ensemble. Elles descendent du plateau montagneux vers le nord en direction de BĂĄtsfjord, village ouvrier dont les maisons et les usines de conserverie du poisson entourent le fjord en contre-bas. A minuit, le dĂ©part est donnĂ©. Les participantes sont soutenues par le chĹ“ur masculin de la bourgade qui, tout au long du parcours, leur amène du feu, chante et lance des encouragements.

L’évènement eut lieu pour la première fois en 1992, Ă  l’initiative d’une Finlandaise de BĂĄtsfjord qui voulait simplement inviter ses meilleures amies Ă  skier au moment oĂą les premiers rayons du soleil de minuit apparaissent. Les amies ont alors conviĂ© d’autres amies et les mĂ©dias locaux ont couvert cette aventure insolite, dont le droit d’entrĂ©e consistait Ă  rapporter des morceaux de bois. Soixante-dix femmes sont ainsi descendues du plateau pour faire, selon les propos de l’organisatrice, « de cette nuit exceptionnelle un moment oĂą les femmes pourraient se retrouver sans homme ni enfant », apprĂ©cier « la montagne sans stress ni compĂ©tition », ensemble et unies pour « Ă©prouver leur force collective ». Le succès devint vite international pour atteindre jusqu’à sept cents fondeuses en 1997. Cependant, le nombre des participantes n’a cessĂ© de dĂ©cliner depuis pour atteindre moins de cent en 2007. L’évĂ©nement n’en respecte pas moins le mĂŞme schĂ©ma d’organisation. La descente Ă  ski comporte quatre feux distincts rĂ©partis le long des douze kilomètres de pistes balisĂ©es. On y fait des haltes et le trajet qui pourrait ne durer qu’une heure en prend quatre ou cinq. Tout le monde arrive finalement au petit matin, Ă  temps pour un petit dĂ©jeuner. Certaines prennent mĂŞme un sauna et un bain rapide dans le fjord.

 Vive les femmes ?

Alors qu’on pourrait interprĂ©ter l’Ă©vĂ©nement comme une sorte de rĂ©appropriation par les femmes d’un sport que l’on considère comme le ciment de l’identitĂ© nationale norvĂ©gienne, mais dont l’expression singulière aurait toujours Ă©tĂ© liĂ©e historiquement et culturellement Ă  l’hĂ©roĂŻsme masculin, en fait, il n’en est rien. En effet, bien que la course fasse une relative dĂ©monstration du courage et de la force des femmes, de leur capacitĂ© Ă  endurer le climat arctique Ă  l’égal des hommes, l’affirmation fĂ©minine Ă  travers une performance sportive n’est pas le but recherchĂ©.

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CrĂ©dit photo : Airflore
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