La mystérieuse origine du cheval iakoute enfin élucidée

Publié le 24.12.2015 - Communiqué de presse de l'INEE

Les chevaux des iakoutes, un peuple d’éleveurs du nord-est sibérien, étaient jusqu’ici une énigme pour les scientifiques. L’origine de cette race extrêmement robuste, capable de survivre par des températures avoisinant les -70°C, n’avait pas encore pu être déterminée. Grâce aux travaux publiés récemment dans le journal PNAS par une équipe internationale composée de chercheurs du laboratoire Anthropobiologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (AMIS, CNRS / Université Paul Sabatier / Université de Strasbourg), ce mystère est désormais dissipé. En procédant au séquençage de la totalité du génome de spécimens actuels et anciens de chevaux iakoutes, les scientifiques ont pu démontrer qu’il descendait du cheval mongol. Issue d’une petite population de ces chevaux arrivés avec les premiers éleveurs iakoutes, entre le 13e et le 15e siècle de notre ère, la race Iakoute a ainsi acquis en quelques centaines d’années ses incroyables capacités de résistance au redoutable climat sibérien.

En Sibérie orientale, la tradition veut que le cheval iakoute provienne d’une population locale de chevaux sauvages domestiquée par les premiers éleveurs iakoutes arrivés dans la région il y a plusieurs centaines d’années. Les travaux que vient de publier une équipe internationale dirigée par Ludovic Orlando, à la fois chercheur au Centre for GeoGenetics du Muséum d’histoire naturelle du Danemark et au laboratoire Anthropobiologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (AMIS, Université Paul Sabatier / Université de Strasbourg / CNRS) de Toulouse viennent battre en brèche cette théorie. Pour cela, les scientifiques ont comparé le génome total de sept chevaux iakoutes actuels ainsi que celui de deux spécimens du 18e et du 19e, aux génomes de 27 chevaux domestiques vivant dans différentes régions du globe. Une partie du génome d’un cheval préhistorique vieux de 5200 ans découvert récemment dans le nord de la Sibérie a également été intégrée à cette analyse phylogénétique...

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