Ottawa appelé à protéger la « dernière zone de glace » de façon permanente

Publié le 04.01.2021 - Article de Bob Weber du 28/11/2020 sur La Presse Canadienne

Des scientifiques et des groupes inuits exhortent le gouvernement fédéral à protéger plus efficacement ses eaux les plus septentrionales, car la « dernière zone de glace » porte de mieux en mieux son nom

« C’est si mal compris », déplore Derek Muller, un chercheur de l’Université Carleton qui a coécrit un article dans la revue Science demandant au gouvernement fédéral d’étendre et de rendre permanente la conservation de Tuvaijuittuq, une zone de 320 000 kilomètres carrés d’océan gelé au large de la côte nord de l’île d’Ellesmere.

Tuvaijuittuq signifie « l’endroit où la glace ne fond jamais » en inuktitut. On y retrouve la glace la plus épaisse et la plus ancienne de l’Arctique. En raison de la façon dont la glace se déplace dans les courants océaniques, Tuvaijuittuq est probablement le dernier endroit où la glace se maintient, même en été.

La zone est provisoirement protégée jusqu’en 2024. Mais M. Mueller signale que le rythme du réchauffement de l’Arctique plaide pour un statut permanent en tant qu’aire marine protégée reliée au parc national de Quttinirpaaq sur la côte nord d’Ellesmere.

En juillet, le plateau de glace Milne a perdu 43 % de sa superficie totale en deux jours. Quatre-vingts kilomètres de glace stables depuis des millénaires sont partis à la dérive. Le phénomène s’est déroulé si rapidement qu’un camp de recherche inhabité a été perdu.

« La zone Est est menacée. Nous espérons des mesures de conservation pour atténuer cela », dit M. Mueller.

La Qikiqtani Inuit Association (QIA) travaille avec les gouvernements fédéral et du Nunavut pour déterminer si Tuvaijuittuuq doit être protégé en permanence et, si oui, comment...

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Voir aussi l’article de Jeau Hamann du 26/11/2020 sur ULaval nouvelles, ainsi que l’article du 28/11/2020 sur Radio-Canada (avec la contribution d’Hilary Bird)