Paléoclimats des 100 derniers millions d’années : l’océan n’était pas si chaud !

Publié le 15.11.2017 - Actualité du CNRS-INSU

Un consortium de chercheurs de l’Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (IMPMC/Ecce Terra, CNRS / UPMC / IRD / MNHN), du Laboratoire d’hydrologie et de géochimie de Strasbourg (LHyGeS/EOST, CNRS / Université de Strasbourg / ENGEES), du Laboratoire de géochimie biologique (LGB/EPFL) et de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université de Lausanne (ISTE UNIL) vient de remettre en question les estimations des paléotempératures de l’océan au cours des cents derniers millions d’années. En conséquence, l’océan pourrait ne pas avoir été aussi chaud qu’estimé jusque-là et le réchauffement global actuel être un évènement sans précédent de ces cents derniers millions d’années

La température moyenne globale de la Terre augmente depuis plus d’un siècle. Les océans étant des acteurs clés du climat terrestre, contraindre précisément l’évolution de leur température au cours des temps géologiques est essentiel pour prévoir au mieux les conséquences du dérèglement climatique actuel.

Depuis les années 50, la composition des foraminifères est utilisée pour estimer les paléotempératures de l’océan. Les foraminifères sont des organismes marins microscopiques constitués d’une sorte de coquille calcaire appelée test, dont la teneur en oxygène 18 dépend de la température de l’eau dans laquelle ces organismes vivent. Les tests fossiles piégés dans les sédiments vieux de quelques milliers à plusieurs dizaines de millions d’années sont donc utilisés comme des paléothermomètres.

D’après les mesures faites sur des milliers de tests de foraminifères fossiles, la température de l’océan profond et celle de la surface de l’océan polaire auraient diminué d’une quinzaine de degrés au cours des cents derniers millions d’années, alors que celle de la surface de l’océan tropical serait restée stable...

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