Energy Observer met le cap vers l’Arctique

Publié le 07.08.2019 - Article de Fabienne Marion du 30/06/2019 dans Up’ Magazine

Sa mise à l’eau s’est faite en 2017 à Saint-Malo. Destination : le Nord de l’Europe. Aujourd’hui, Energy Observer se lance le défi de devenir le premier navire au monde à rejoindre l’Arctique grâce aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. Un challenge technologique et citoyen, un message universel adressé aux décideurs à l’heure où l’Accord de Paris sur le climat est plus que jamais fragilisé. Rappelons que Victorien Erussard, Jérôme Delafosse et l’équipage d’Energy Observer ont mis au point le premier navire autonome, capable de puiser son énergie dans la nature sans l’abîmer

Energy Observer est le premier navire hydrogène autour du monde visant l’autonomie énergétique. Sans émission de gaz à effet de serre ni particules fines, ce navire du futur à propulsion électrique fonctionne grâce à un mix d’énergies renouvelables et un système de production d’hydrogène décarbonée à partir de l’eau de mer. Ce défi technologique et scientifique a pour ambition de tester en conditions extrêmes des technologies de pointe préfigurant les réseaux énergétiques de demain, applicables en milieu terrestre. Il est le premier navire hydrogène autour du monde visant l’autonomie énergétique.

L’Arctique, une première pour un bateau aux ENR et à l’hydrogène

Après deux années de navigation et d’optimisation, Energy Observer s’apprête à accomplir une navigation historique, la plus longue depuis son départ de Saint-Malo en 2017. Il va ainsi devenir le premier navire au monde à rejoindre le cercle polaire arctique uniquement propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. 2400 milles à parcourir entre Saint-Pétersbourg et Longyearbyen au Spitzberg en longeant la côte ouest de la Norvège !

« Avec les briques technologiques en place et les nouvelles Oceanwings, le navire est aujourd’hui en capacité de se lancer dans une telle traversée. Les récentes navigations ont été une réussite. D’Helsinki à Tallinn, de Tallinn à St-Pétersbourg le navire est arrivé avec 100 % de batterie et d’hydrogène. Il a pu créer de l’énergie et la stocker tout en naviguant grâce à l’hydrogénération couplée au solaire. Il va falloir être fins stratèges et choisir les bonnes fenêtres météo pour remonter vers l’Arctique qui peut être redoutable. » explique Victorien Erussard, capitaine et fondateur.

Une nouvelle technologie à bord : des ailes de propulsion éolienne, une première mondiale

Le 18 avril 2019, Energy Observer s’est équipé d’une nouvelle brique technologique de propulsion éolienne : deux ailes Oceanwings, rotatives, autoportées et 100 % automatisées, qui vont permettre d’augmenter la vitesse du navire et de produire de l’hydrogène pendant les navigations, par électrolyse de l’eau de mer. Une technologie encore jamais testée à l’échelle d’un si grand bateau, et qui pourrait bien révolutionner le transport maritime.

Les ailes Oceanwings, les plus grandes testées à ce jour, sont le fruit d’un concept breveté par VPLP design co-développé en partenariat avec le Groupe CNIM. Energy Observer va ainsi permettre un retour d’expérience inédit pour le transport maritime du futur. Les ailes, d’une surface de 31,5 m² chacune, sont autoportées et rotatives à 360°...

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Voir aussi l’article de Guillaume Robelet du 02/07/2019 sur Ouest-France, l’article de Yohan Demeure du 15/08/2019 sur SciencePost, ainsi que l’article du 16/08/2019 sur Novethic (article de la rédaction, avec AFP)