Éruption du Fagradalsfjall en Islande : l’initiative CIEST2 est activée

Publié le 15.04.2021 - Article du 06/04/2021 sur Data Terra

Le 19 mars dernier, le volcan islandais Fagradalsfall est rentré en éruption après 8 siècles de sommeil. Grâce à l’acquisition d’images satellites stéréoscopiques Pléiades, des scientifiques islandais et français ont pu déterminer en quelques jours la quantité de lave produite et le flux de magma écoulé en 24 heures

L’éruption volcanique du Fagradalsfjall se poursuit depuis 2 semaines. Tout a commencé le 24 Février 2021, lorsque deux séismes de magnitude 5 ont été enregistrés dans la péninsule de Reykjanes, à une quarantaine de kilomètres de la capitale Reykjavik en Islande.

Depuis les scientifiques islandais de l’Institute of Earth Sciences, University of Iceland et du National Land Survey of Iceland surveillaient la zone. Une augmentation de la sismicité et des déplacements du sol mesuré par interférométrie radar témoignaient d’une progression du magma vers la surface. Des scientifiques islandais ont contacté leurs collègues français pour demander la mise à disposition d’images satellites Pléiades.

Activation de l’initiative CIEST2 du pôle ForM@Ter

Samedi 20 mars, l’alerte est donnée et l’initiative CIEST2 dédiée aux catastrophes naturelles du pôle ForM@Ter est activée par Virginie Pinel (spécialiste en volcanologie physique et en télédétection à l’Institut des Sciences de la Terre, ISTerre). Le satellite Pléiades est programmé en stéréo le jour même dans le cadre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ».

La demande de programmation des images Pléiades en mode « rapide » est réalisée par l’intermédiaire du dispositif DINAMIS intégré à l’infrastructure de recherche Data Terra. Un couple d’images stéréoscopiques Pléiades mettant en évidence une partie du volcan est acquis lundi 22 mars.

Les scientifiques islandais en relation avec les scientifiques français génèrent en moins de 24 heures une interprétation de l’image et un modèle numérique de surface (MNS) de la zone. Par différence avec un modèle d’archive à 2 mètres de résolution, ils calculent l’épaisseur de lave produite par l’éruption. En parallèle, les résultats sont analysés par les équipes françaises (ISTerre, LEGOS, ForM@Ter). Mardi 23 mars, une nouvelle acquisition d’un couple d’images stéréoscopiques permet de comparer sur 24h le volume de lave coulée et ainsi mesurer le flux de magma...

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