La Russie répond à l’Otan sur le renforcement de ses positions militaires dans l’Arctique

Publié le 14.06.2021 - Article d'Irina Tarassova du 01/06/2021 sur Sputnik

Sur fond d’accusations de l’Otan à l’encontre de la Russie sur le renforcement dans l’Arctique de ses capacités militaires, l’ambassadeur itinérant russe auprès du Conseil de l’Arctique a expliqué à Sputnik que Moscou était motivé par la nécessité « d’assurer la capacité de sa défense » afin de garantir « la sécurité nationale et l’économie du pays »

Dans l’Arctique, région riche en hydrocarbures et amenée à jouer un rôle croissant dans le commerce mondial à la faveur de la fonte des glaces, les intérêts de plusieurs pays s’opposent. Accusée par la porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, de renforcer ses capacités militaires de manière plus intensive encore qu’au temps de la guerre froide, la Russie a expliqué dans quel but elle restaure ses infrastructures militaires dans la région.

Dans une interview accordée à Sputnik, l’ambassadeur itinérant de la Russie auprès du Conseil de l’Arctique, Nikolaï Kortchounov, a indiqué que la Russie était motivée par le besoin « d’assurer la capacité de défense du pays ».

« Les mesures prises par la Russie pour restaurer les infrastructures militaires dans l’Arctique, lesquelles avaient été presque entièrement perdues dans les années 1990, sont dues à la nécessité d’assurer la capacité de défense de notre pays dans l’Arctique, ce qui est d’une importance stratégique pour la sécurité nationale et l’économie de notre pays », a déclaré M.Kortchounov.

En effet, comme l’a précisé le diplomate, plus de 10% du PIB de la Russie et plus de 20% des exportations russes proviennent de la zone arctique. En outre, Moscou compte créer des conditions sûres pour la mise en œuvre de projets économiques à grande échelle et assurer le développement socio-économique progressif de la zone arctique.

Selon M.Kortchounov, les représentants de la Russie ont déclaré à plusieurs reprises que l’activité militaire russe dans l’Arctique ne violait aucune obligation internationale et ne constituait pas une menace pour la sécurité des autres États arctiques...

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