Les restes de l’une des victimes de l’expédition Franklin identifiés 175 ans après en Arctique

Publié le 01.06.2021 - Article d'Emeline Férard du 10/05/2021 sur GEO

Des scientifiques ont mené des analyses génétiques et généalogiques sur des restes humains trouvés sur l’île du Roi-Guillaume en Arctique. Ils appartiendraient à John Gregory, membre de l’équipage du HMS Erebus parti en expédition en 1845

Près de 350 artéfacts dont une brosse à cheveux et des épaulettes, c’est ce que des plongeurs sont parvenus à remonter en février 2020 de l’épave du HMS Erebus reposant dans les profondeurs du détroit de Victoria en Arctique. Un an plus tard, c’est un nouveau pan de l’histoire du navire qui refait surface.

Les scientifiques sont parvenus à identifier les restes de l’un des membres disparus de cette tragique expédition : John Gregory. Selon leur étude publiée dans la revue Polar Record, l’homme était ingénieur à bord du navire et aurait écrit une dernière lettre à sa femme, Hannah, le 9 juillet 1845 lors d’un arrêt au Groenland.

Expédition tragique

C’est la première fois que l’une des victimes du HMS Erebus et HMS Terror est identifiée formellement grâce à des analyses ADN. Les histoires de ces deux navires sont étroitement liés puisqu’ils ont participé à la même expédition lancée en 1845 par John Franklin.

Elle avait pour objectif de rejoindre l’Arctique et de tenter une traversée du passage du Nord-Ouest qui relie les océans Atlantique et Pacifique. A l’époque, une grande partie des contrées arctiques avaient déjà été explorées. Mais c’est une région encore jamais visitée que John Franklin avait choisi de parcourir.

Afin de réaliser la distance prévue de 1.670 kilomètres, les coques du Terror et de l’Erebus avaient été renforcées, un équipage de 129 hommes avait été rassemblé ainsi que la quantité nécessaire de provisions et d’équipements. L’expédition n’est toutefois jamais arrivée à destination.

Après des arrêts en Ecosse et au Groenland, les deux navires se sont dirigés vers l’Arctique canadien avant de disparaitre. La dernière fois qu’ils ont été aperçus, c’était en juillet 1845 alors qu’ils passaient à proximité de l’île de Baffin, située entre le Groenland et le Canada...

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