Pourquoi 2018 est une année cruciale pour les négociations sur le climat

Publié le 03.07.2018 - Article d'Aude Massiot du 10/05/2018 paru dans Libération

Jeudi 10 mai se terminait à Bonn, en Allemagne, l’intersession du processus de discussions de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) alors que de fortes attentes se portent sur la conférence climat organisée en décembre en Pologne

En avril, le Pakistan a enregistré une température de 50,2°C. Un record mondial pour ce mois de l’année. Début mai, l’observatoire Mauna Loa à Hawaï a publié des relevés montrant que la concentration moyenne en dioxyde de carbone a atteint 410 parties par million (ppm), soit 46% de plus qu’en 1880. Depuis début mai, une vague de chaleur frappe le pôle Nord.

Pendant ce temps-là, à Bonn, en Allemagne, c’est l’intersession des négociations climat sous l’égide des Nations unies qui se termine jeudi. Sans grandes avancées pour ce processus politico-technique extrêmement complexe, mais avec de l’espoir. Dans l’agenda fixé lors de la COP21 en France, il y a trois ans, 2018 constitue une année tremplin pour l’avancée de la mise en place de l’accord de Paris sur le climat.

Une trajectoire pas assez ambitieuse

Les 176 Etats l’ayant ratifié ont jusqu’à 2020 pour rehausser leurs contributions nationales, c’est-à-dire leurs objectifs présentés lors de la COP21. « Pour l’instant, l’addition de tous les engagements nationaux nous porte à un réchauffement des températures mondiales de 3,7 à 4°C pour 2100, ce qui serait catastrophique, rappelle Lucile Dufour, responsable politiques internationales au Réseau action climat France. Les pays ne doivent donc pas rater le coche de 2018 pour rehausser leurs ambitions »...

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